J’ai remis mon Quest sur la tête la semaine dernière après trois mois sans y toucher, et je me suis dit « tiens, c’est bizarre comme la sensation a changé ». Pas le casque, hein, lui il est pareil. Mais mon rapport à la VR. Genre, avant je le sortais pour tester un jeu, maintenant je le sors pour regarder un match, faire une session de sport, ou juste zoner dans un environnement chelou en écoutant de la musique. Le divertissement immersif a bougé, et personne n’en parle vraiment (ou alors mal).
Le truc c’est que le marché, lui, il a compris avant nous. les prévisions du marché du divertissement immersif tablent sur une croissance monstrueuse d’ici 2034, avec des chiffres qui donnent le tournis quand tu les regardes de près. C’est pas juste « la VR c’est cool », c’est carrément une catégorie à part entière qui bouffe une partie du gâteau du streaming, du gaming classique et même des sorties. Un peu comme l’univers de Brutal Casino a redistribué les cartes du loisir en ligne à sa manière, la VR est en train de créer son propre écosystème — et franchement je trouve que c’est plus intéressant que ce qu’on nous avait vendu il y a 5 ans.
Parce qu’il faut se rappeler d’où on vient. La VR en 2019, c’était des câbles partout, un PC à 2000 balles, et une expérience globalement pas ouf sauf pour deux ou trois jeux. Aujourd’hui le Quest 3S est descendu à un tarif qui en fait littéralement une idée cadeau de Noël raisonnable. Un casque autonome, pas de câble, une bibliothèque de jeux qui commence à être sérieuse. Perso je pense que c’est LE prix psychologique qui manquait pour que ça décolle vraiment dans les salons.
Et c’est là que ça devient intéressant.
Parce que le salon justement, il se transforme. Les tendances du home entertainment vont clairement vers ces espaces hybrides où t’as plus vraiment de séparation entre « le coin télé », « le coin gaming » et « le coin cocooning ». On mélange tout, on veut pouvoir passer d’un film sur écran géant à une session VR à un jeu sur console sans se lever du canapé (ou presque). Le design suit, avec des meubles pensés pour ranger les casques, des éclairages connectés qui s’adaptent, tout ça. C’est une vraie tendance de fond, pas un gadget.
Et puis y’a le truc qui m’a rendu fou la semaine dernière : des chercheurs ont bricolé un système de robots « invisibles » qui te permettent de VRAIMENT toucher les objets virtuels. Genre tu tends la main vers un mur dans la VR, et un bras robotisé positionne discrètement une surface pour que ta paume rencontre quelque chose de solide au bon moment. C’est du niveau science-fiction et pourtant c’est déjà en labo. Si ce genre de tech arrive dans le grand public d’ici quelques années, on parle plus du tout de la même chose. On parle d’expérience sensorielle complète.
Le contraste avec le divertissement plus « classique » est frappant. Au Québec par exemple, les habitudes évoluent vers un mix streaming + jeux vidéo + loisirs en ligne, avec des utilisateurs qui jonglent entre 4 ou 5 plateformes différentes dans une même soirée. C’est ça la vraie tendance : on ne remplace pas un média par un autre, on empile. La VR vient s’ajouter, pas se substituer. Et ceux qui ont cru que le casque allait tuer Netflix se sont plantés dans les grandes largeurs.
Ce que j’aime bien avec la VR aujourd’hui, c’est qu’elle a arrêté d’essayer d’être « la prochaine révolution qui va tout changer ». Elle a trouvé sa place. Un peu comme le vinyle a trouvé la sienne à côté du streaming musical, sauf qu’ici c’est l’inverse chronologique. La VR c’est le truc qu’on sort pour une expérience spécifique : un concert immersif, une séance de fitness qui te fait vraiment suer, un jeu qui joue avec l’espace, un voyage virtuel dans un endroit où t’iras jamais dans la vraie vie.
Est-ce que tout le monde va s’y mettre ? Probablement pas. Y’a toujours des gens qui préfèrent leur bon vieux canapé et leur bonne vieille télé et honnêtement je les comprends. Mais pour ceux qui ont envie de tester autre chose, le moment est plutôt bien choisi. Prix abordable, catalogue correct, confort qui commence à être décent (le poids reste un sujet, faut pas se mentir).
Je vais retourner mettre mon casque tiens. J’ai un environnement de montagne que j’ai pas encore fini d’explorer.